Promenade à l'Abbaye de Châalis
- 1 déc. 2021
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 févr.

Sur les traces de Gérard de Nerval dans le Valois
L’été dernier, j’ai arpenté le Valois, cette région du nord de l’Île-de-France, et suivi les pas de mon poète préféré, Gérard de Nerval, dans l’Oise.
Mon désir était de m’immerger dans les paysages de son enfance, de ressentir ses sources d’inspiration et de recueillir des impressions que je pourrais ensuite transposer dans mes tableaux.
De l’abbaye de Châalis à Senlis, Pierrefonds, Chantilly et Compiègne, j’ai rapporté des couleurs :
le pourpre des vitraux,
les boudoirs enivrants des châteaux,
l’éclat nacré de la rosée matinale,
les gris subtils des chimères*,
et les nuances fruitées des massifs floraux.
Et bien sûr, je me suis plongée dans la littérature en croisant certaines des Filles du feu… 😉
Était-ce Adrienne, Sylvie ou Aurélia ?
Voici quelques impressions de ce Valois enchanteur, que je souhaite partager avec vous…
Les gris bigarrés des Chimères et des vieilles pierres ...
Le blanc perlé des rosées matinales et les notes acidulées des parterres fleuris ...
Les pourpres des vitraux, des robes de velours ou des reliures de livres anciens ...
Quelques Filles de Condé :-)

"La dame aux yeux noirs - Sylvie"
Acrylique, collage et huile sur toile, 80 x 80 cm © 2021 Christin Breuil
« Puis une dame, à sa haute fenêtre, Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens ... »
"Fantaisie" Gérard de Nerval

"Bouquet dans la loge - Aurélie"
Collage, tulle brodé, encre et acrylique sur papier, 19 x 19 cm © 2021 Christin Breuil
Une loge de théâtre envoûtante – on pourrait imaginer qu’elle appartient à Aurélia, la figure vénérée des Filles du feu – m’a inspiré une petite série, un discret hommage à Auguste Renoir et à son "Bouquet dans une loge" au Musée de l’Orangerie.
« Belle comme le jour aux feux de la rampe qui l‘éclairait d‘en bas, pâle comme la nuit, quand la rampe baissée la laissait éclairée d‘en haut sous les rayons du lustre. »
"Les Filles du feu" Gérard de Nerval
"Les alentours du domaine"
Collage, encre, acrylique et crayons sur papier, 12 x 12 cm © 2021 Christin Breuil
Pour approfondir Gérard de Nerval :
Les Filles du feu / « Sylvie : souvenirs du Valois »
*Les Chimères / « Aurélia : le rêve et la vie »
« Sylvie »
Marcel Proust avait déjà souligné l’unicité de ce texte, le qualifiant de « tableau de couleur irréelle », avec une atmosphère qui flotte « comme le brouillard d’un matin à Chantilly entre les mots », un « rêve dans le rêve » où l’on perd sans cesse ses repères.
« Aurélia »
Baudelaire en fut fasciné, et les surréalistes le considèrent comme un ouvrage culte. Aurélia est la dernière œuvre de Gérard de Nerval, avant sa mort en 1855, rongé par des troubles psychiques. Le narrateur, en deuil de sa bien-aimée disparue, oscille entre rêve et réalité, glissant dans des mondes fantastiques, parfois cauchemardesques. Fantômes, chimères et signes annonciateurs de sa mort prochaine l’accompagnent, jusqu’à ce que sa quête de rédemption le conduise vers une nouvelle femme qui le captive d’une manière presque magique.
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